La blépharoplastie
supérieure consiste à réséquer l'ellipse de peau excédentaire.
L'ouverture des septa sous-jacents permet de réséquer l'excès de
graisse péri-orbitaire responsable de l'enflure qui fait bomber la
paupière en s'engorgeant d'eau (oedème).
La fermeture se fait
suivant une ligne qui doit se confondre avec le pli palpébral supérieur.
Si la cicatrice ne se confond pas avec le pli, c'est que l'incision n'a
pas été faite à la bonne hauteur.
B. La blépharoplastie
inférieure
Autrefois et jusqu'à
la fin des années 80, une blépharoplastie inférieure imposait
automatiquement une incision le long du rebord cilière de la paupière
inférieure, à un millimètre de ce rebord et se terminant à environ 1
centimètre à l'extérieur de la commissure externe de l'oeil (coin
externe).
A partir de cette
incision, un décollement intéressant toute la région mince de la
paupière inférieure, c'est-à-dire haut de 2 à 2.5 cm est fait. Suite
à cela, une ouverture dans les septa orbitaires (les mêmes cloisons décrites
pour la paupière supérieure) permet de réséquer l'excès de graisse
qui fait bomber la paupière inférieure et donne la poche qu'on
retrouve très évidente chez beaucoup de personnes et qui leur donne
l'apparence de fatigue et de mauvaise santé.
La peau redrape
ensuite la région qu'elle couvrait avant son décollement. Vu qu'elle a
été déplissée, elle va dépasser le rebord ciliaire. L'excès de
peau est réséqué et la fermeture se fait le long de l'incision première.
Cette opération peut
rendre de grands services si elle est bien indiquée et surtout si elle
est bien réalisée. Par contre, si elle est mal indiquée ou mal réalisée,
elle risque de se transformer en une catastrophe chirurgicale en créant
une éversion ou au moins un décollement de la paupière inférieure.
Les risques
d'ectropion découlent de l'une des raisons suivantes:
C'est dans ces
situations que la blépharoplastie inférieure par voie conjonctivale
peut être le moyen de salut.
En effet, dans
probablement 95% des patients, une blépharoplastie inférieure par voie
conjonctivale peut, depuis la fin des années 80, remplacer
avantageusement et subtilement la blépharoplastie inférieure par
incision externe, faire disparaître la poche (appelée cernes par
certains patients ou certains professionnels du maquillage), faire
disparaître cet effet de fatigue ou de manque de santé et éviter en même
temps la cicatrice sous ciliaire, les rétractions cicatricielles, le décollement
ou l'éversion du bord de la paupière inférieure. Cependant, elle
requiert une certaine précaution vu qu'elle se fait à l'intérieur de
la conjonctive à quelques millimètres de la cornée.
Une petite brèche est
pratiquée à travers la conjonctive dans le sillon palpébral inférieur,
les fameux septa sont ouverts et l'excès de graisse est réséqué par
cette ouverture. Une fois l'oedème disparu, la poche sous les yeux
s'atténue de façon spectaculaire jusqu'à son évanouissement total au
bout de 6 mois.